Si tu te demandes comment on diagnostique une allergie, la réponse tient en trois idées simples : écouter tes symptômes, identifier le déclencheur probable, puis confirmer avec des tests adaptés. En pratique, le médecin ne se contente pas d’un seul examen : il croise souvent l’interrogatoire, l’examen clinique, un journal des symptômes et, selon le cas, des tests cutanés ou sanguins. C’est ce qui permet d’éviter les faux diagnostics et de choisir le bon traitement.
L’essentiel a retenir : le diagnostic d’une allergie repose d’abord sur les symptômes, puis sur des tests ciblés selon le type d’allergie suspecté.
- Le médecin commence par tes symptômes et ton historique.
- Un journal alimentaire ou environnemental aide souvent à repérer le déclencheur.
- Le prick test est surtout utile pour les allergies respiratoires, alimentaires ou au latex.
- Le patch test sert surtout à rechercher une allergie de contact.
- Une prise de sang peut être proposée si les tests cutanés ne sont pas possibles.
- Le traitement repose surtout sur l’éviction de l’allergène et des médicaments adaptés.
- En cas de réaction grave, l’épinéphrine est le traitement d’urgence à connaître.
Comment le médecin confirme une allergie
Dans la pratique, le diagnostic d’allergie ne se fait jamais au hasard. Si tu es dans une situation où tu as des démangeaisons, un nez qui coule, de l’urticaire, de l’eczéma, des troubles digestifs ou même une gêne respiratoire après une exposition précise, le médecin cherche d’abord à comprendre le contexte. Ce que cela change pour toi, c’est qu’un bon diagnostic évite de supprimer inutilement des aliments ou de passer à côté d’un vrai allergène.
- Poser des questions sur les signes et les symptômes du patient
- Effectuer un examen physique
- Demander au patient de rédiger un journal détaillé des symptômes et des possibles facteurs déclencheurs.
Concrètement, ce journal est souvent très utile : note l’heure d’apparition des symptômes, ce que tu as mangé, les lieux fréquentés, les produits utilisés sur la peau, les médicaments pris et l’évolution des signes. Dans la majorité des cas, cette étape fait gagner du temps et aide à orienter vers la bonne famille d’allergènes.
En cas d’allergie alimentaire, que fait le médecin ?
Si tu suspects une allergie alimentaire, l’objectif est de savoir quel aliment déclenche la réaction, sans te mettre en danger. Le médecin peut te demander un journal alimentaire très précis, puis proposer un régime d’éviction temporaire. En pratique, on retire un aliment suspect pendant une période définie, puis on le réintroduit de façon encadrée pour voir si les symptômes reviennent.
- Demander d’écrire un journal de tous les aliments consommés
- Éliminer un aliment du régime (régime d’élimination), et ensuite recommencer à manger l’aliment en question pour voir si cela provoque une réaction.
Ce type de démarche est particulièrement utile si tes symptômes sont retardés, variables ou difficiles à relier à un seul aliment. Dans les faits, il faut être rigoureux : si tu changes plusieurs choses à la fois, tu ne sauras plus ce qui a réellement déclenché la réaction.
Suspension de la prise de l’aliment suspect
L’examen moins invasif pour les allergies alimentaires est très simple : on arrête de manger l’aliment suspect, puis on observe l’évolution. Par exemple, on peut suspendre d’abord le lait, puis les œufs, puis un autre aliment si nécessaire. C’est une approche concrète, souvent utilisée quand les symptômes sont modérés et que le médecin veut éviter des examens plus lourds d’emblée.
Attention cependant : si tu as déjà fait une réaction sévère, il ne faut jamais réintroduire un aliment à la maison sans avis médical. Dans ce cas, le risque dépasse largement le bénéfice du test.
Test percutané
Le test percutané regroupe plusieurs examens cutanés qui permettent d’identifier rapidement un allergène. C’est souvent l’un des premiers tests proposés quand on cherche une allergie respiratoire, alimentaire ou de contact, parce qu’il donne une réponse assez rapide et qu’il est facile à interpréter dans un contexte adapté.
Test épicutané (Patch test)
Le patch test sert surtout à rechercher une allergie de contact, par exemple si tu as une dermatite qui revient dès que ta peau touche un produit, un métal, un cosmétique ou un composant industriel. Le dermatologue applique de petites quantités de substances sur des disques collés au dos, puis il revient vérifier la réaction après 48 ou 72 heures.
Concrètement, ce test est utile si tes plaques, rougeurs ou démangeaisons apparaissent après contact répété avec un objet ou une substance. Il est moins pertinent pour les allergies immédiates, car son objectif est de repérer une réaction retardée de la peau.
Prick test
Le prick test est un test cutané de référence pour explorer plusieurs allergies courantes. Il est utilisé pour diagnostiquer l’allergie :
- Aux acariens de la poussière
- Alimentaire
- Au latex
- Aux médicaments
- Aux pollens
- Aux poils du chat.
Ce test n’est pas utile chez les patients qui présentent des éruptions cutanées diffuses, car l’interprétation devient moins fiable. En pratique, on peut examiner de 3 à 25 allergènes selon le contexte et la suspicion clinique.
Technique d’exécution :
- On utilise un marqueur pour diviser l’avant-bras en plusieurs parties, dans lesquelles on écrit un nombre qui correspond à un allergène qu’il faut examiner.
- On verse une goutte de solution d’allergène dans chaque rectangle.
- On fait une injection à une profondeur d’environ 1mm avec une aiguille stérile.
- On observe les réactions cutanées qui se produisent après 20 à 30 minutes.
Dans les faits, ce test est rapide, mais il doit être interprété par un professionnel. Une petite réaction locale ne signifie pas toujours une vraie allergie clinique : il faut toujours relier le résultat à tes symptômes réels.
RAST test ou Examen du sang
Le RAST test, ou examen sanguin de recherche d’IgE spécifiques, sert à mesurer la réponse immunitaire à un allergène précis. Il est particulièrement utile quand les tests cutanés ne peuvent pas être réalisés, par exemple si tu prends des corticostéroïdes ou des antihistaminiques, ou si ta peau est trop atteinte par une dermatite étendue.
On peut aussi le proposer si le prick test est négatif alors que les symptômes restent très évocateurs d’une allergie. Ce que cela implique pour toi, c’est qu’un test sanguin ne remplace pas toujours l’examen cutané, mais peut le compléter ou le contourner quand la situation le nécessite.
Il faut éviter tous les autres examens, par exemple ceux qui se trouvent en pharmacie, car ils ne sont pas fiables.
Traitement et médicaments
Le traitement de l’allergie dépend du type d’allergie, de la gravité des symptômes et de la fréquence des réactions. Dans la majorité des cas, la base du traitement reste la même : éviter l’allergène, soulager les symptômes, puis envisager un traitement de fond si nécessaire. C’est ce qu’il faut retenir si tu hésites encore entre plusieurs options.
Éviter le contact avec l’allergène. Le médecin recommande la façon d’identifier et d’éviter les substances qui causent la réaction allergique. C’est l’action la plus importante dans la prévention des réactions allergiques pour réduire les symptômes.
Il peut être nécessaire d’attendre jusqu’à 10 jours pour éliminer les traces des allergènes dans l’organisme. Concrètement, cela veut dire qu’une amélioration n’est pas toujours immédiate, surtout si l’exposition a été répétée ou si la réaction inflammatoire est installée.
Le nickel se trouve partout et, par conséquent, on ne peut pas l’éviter complètement, mais en cas d’allergie grave on peut :
- Éviter les ceintures, les montres et les bijoux fantaisies, les vêtements noirs.
- Ne pas boire l’eau du robinet.
- Réduire la prise d’aliments riches en nickel (par exemple le cacao, les noix de cajou, les cacahuètes, certains légumes secs et les tomates).
- Utiliser les casseroles sans nickel.
- Éviter le papier alu et le papier sulfurisé.
- Éviter de manger des aliments en boîte.
Dans la pratique, ce type d’éviction doit rester ciblé. Si tu supprimes trop d’aliments ou trop d’objets sans confirmation médicale, tu risques de compliquer ton quotidien sans réel bénéfice.
Certains médecins conseillent le mithridatisme, méthode qui consiste à réintroduire la substance à petites doses. Par exemple, on peut consommer du lait en commençant par une goutte par jour et en augmentant graduellement jusqu’à arriver à 10 gouttes, puis une cuillère, etc.
Ce traitement dure plusieurs semaines. Il ne doit pas être improvisé, surtout si tu as déjà présenté des réactions importantes.
Médicaments Les médicaments peuvent contribuer à soulager les symptômes de la réaction allergique. Les médicaments à prendre dépendent du type d’allergie dont on souffre. Il existe des médicaments en vente libre ou uniquement sur ordonnance. Certains se prennent par voie orale, d’autres sot des sprays nasaux ou des collyres.
En cas d’allaitement, il est possible que l’enfant hérite de l’allergie ; il existe des médicaments antihistaminiques comme le xyzall qui peuvent être pris aussi pendant la grossesse et l’allaitement, mais il faut toujours demander l’avis du médecin traitant.
Immunothérapie
Pour les allergies graves ou qui ne répondent pas au traitement, le médecin peut recommander des infiltrations pour l’allergie (immunothérapie). Ce traitement consiste en une série d’injections d’extraits d’allergènes purifiés, généralement administrés pendant une période de quelques années. En général les médecins ne sont pas favorables au vaccin par injection sous-cutanée, mais ils peuvent conseiller les pastilles.
Cette thérapie préventive n’est malheureusement efficace que pour 20 à 25 % des patients. En pratique, elle se discute surtout quand l’allergie est bien identifiée, persistante et réellement gênante au quotidien.
Traitement d’urgence avec l’épinéphrine
En cas d’allergie grave, le médecin peut effectuer une injection d’épinéphrine (EpiPen, Twinject) pour réduire l’inflammation et traiter l’urgence. C’est le traitement à connaître si tu as déjà eu un gonflement, une gêne respiratoire, une chute de tension ou une réaction rapide après exposition.
Si tu es concerné, il faut aussi savoir quand l’utiliser et comment réagir ensuite. Dans la pratique, l’injection d’urgence ne remplace jamais une prise en charge médicale immédiate.
Alimentation et remèdes naturels pour l’allergie
Beaucoup de personnes cherchent des solutions alimentaires ou naturelles quand les symptômes reviennent souvent. Il faut rester prudent : certaines approches peuvent aider à mieux tolérer les symptômes ou à améliorer l’hygiène de vie, mais elles ne remplacent pas un diagnostic médical ni un traitement adapté si l’allergie est avérée.
De nombreuses personnes ont résolu les problèmes d’allergie sans prendre de médicaments, mais en modifiant leur alimentation. Les deux types d’alimentation qui ont produit les meilleurs résultats sont celles du groupe sanguin de D’Adamo-Mozzi et de l’alimentation végétalienne/vivante conseillée par l’hygiéniste Shelton et Lezaeta.
Selon l’alimentation du groupe sanguin, tout individu peut manger certains aliments, mais doit en éviter d’autres selon son groupe sanguin.
Toutefois, certains aliments provoquent généralement une allergie :
- Céréales (parce qu’elles font partie de la famille des graminacées et peuvent provoquer un excès de cette substance dans le corps).
Parmi les graminacées il y a également le sucre brun et l’amidon de maïs qui se trouve dans beaucoup de médicaments et d’aliments, par exemple dans les assaisonnements, la charcuterie, les crèmes, le yaourt, les jus de fruit, etc.) ; - Lait et produits laitiers ;
- Édulcorants ;
- Épaississants ;
- Sorbitol, aspartame, maltitol, acésulfame et maltodextrine qui se trouvent dans les chewing-gum.
Selon l’hygiénisme de Shelton et la médecine naturelle de Lezaeta, la cause de l’allergie est la toxémie (l’accumulation de toxines) dans l’organisme.
Il n’existe pas d’allergie qui naisse sans raison, mais si la cause était les pollens ou les autres substances, tout le monde serait allergique.
Le fait qu’un individu n’a pas de réactions allergiques après avoir résolu le problème de l’hypersensibilité aux allergènes, démontre qu’il existe une autre cause. Cette maladie se développe en raison de l’alimentation et du mode de vie de l’individu. La différence entre une personne avec catarrhe et une autre avec allergie est l’hypersensibilité du système nerveux.
La toxémie inhibe l’élimination des déchets du corps qui continuent à s’accumuler en provoquant la production de catarrhe et l’hypersensibilité aux allergènes.
Pour guérir on a besoin d’air pur, d’une alimentation végétalienne/vivante la plus naturelle possible, de bains de soleil et d’exercice physique quotidien.
Tout d’abord, selon Shelton et Lezaeta, il faut jeûner s’il n’y a pas de contre indications comme les maladies cardiaques, le cancer ou le diabète au stade avancé, la grossesse, la tumeur du foi ou du pancréas.
Le jeûne peut se prolonger jusqu’à ce que la langue redevienne normale (et non blanche), l’haleine redevienne fraîche et le patient n’ait pas de symptômes ou aille beaucoup mieux.
Dans certains cas, le patient arrête le jeûne trop tôt, mais cela ne constitue aucun problème car il peut le répéter par la suite.
Après le jeûne, il faut changer d’alimentation pour éviter l’accumulation de déchets et de toxines dans le corps.
Le petit-déjeuner doit être léger et composé de fruits, mieux encore s’il s’agit de fruits acides ou riches en eau. Le déjeuner est le repas le plus important de la journée et il devrait se composer principalement de fruits, de légumes, de légumes secs, de pousses, de fruits à coque et de graines, de légumes tubéreux (pommes de terre). Il faut éviter tous les produits transformés et le sel et il faut réduire le plus que possible les aliments cuits qui sont dénaturés et contiennent des substances nocives. Il faut respecter les associations d’aliments et il ne faut pas boire pendant les repas.
L’heure du dîner doit être entre 19 heures et 20 heures et il est déconseillé de dîner trop tard.
Il faut manger seulement lorsqu’on a faim.
FAQ
Comment le médecin peut-il savoir si on souffre d’allergie ?
Le médecin le détermine en croisant tes symptômes, l’examen clinique et ton exposition possible à un allergène. Il peut aussi te demander un journal détaillé pour repérer les déclencheurs.
En cas d’allergie alimentaire, le médecin peut :
En cas d’allergie alimentaire, le médecin peut demander un journal alimentaire puis proposer un régime d’élimination. Il peut ensuite réintroduire l’aliment suspect pour vérifier si la réaction réapparaît.
Le médecin peut aussi recommander les tests suivants :
Le médecin peut recommander un patch test, un prick test ou une prise de sang selon le type d’allergie suspecté. Le choix dépend surtout de tes symptômes et de l’état de ta peau.
Prick test
Le prick test est un test cutané rapide qui sert à identifier plusieurs allergènes possibles. Il est souvent utilisé pour les acariens, les pollens, certains aliments, le latex, les médicaments ou les poils de chat.
RAST test ou Examen du sang.
Le RAST test est une prise de sang qui mesure des IgE spécifiques contre un allergène. Il est utile quand les tests cutanés ne sont pas possibles ou quand ils ne suffisent pas à expliquer les symptômes.
Traitement et médicaments
Le traitement repose d’abord sur l’éviction de l’allergène, puis sur des médicaments pour soulager les symptômes si nécessaire. Dans certains cas, une immunothérapie ou une injection d’épinéphrine peut être recommandée.
En cas d’allaitement, il est possible que l’enfant hérite de l’allergie ; il existe des médicaments antihistaminiques comme le xyzall qui peuvent être pris aussi pendant la grossesse et l’allaitement, mais il faut toujours demander l’avis du médecin traitant.
Oui, certains antihistaminiques peuvent être envisagés pendant la grossesse ou l’allaitement, mais uniquement avec l’avis du médecin. L’automédication est à éviter, car le choix dépend de ton contexte médical et du niveau de risque.


Lucas Martin est un rédacteur passionné par les domaines de la santé, du CBD et du fitness. Avec plusieurs années d’expérience dans la création de contenu, il partage des conseils pratiques et des informations fiables pour aider les lecteurs à adopter un mode de vie plus sain et équilibré. Expert en bienfaits du CBD, Lucas écrit des articles approfondis sur son utilisation dans la gestion du stress, la récupération sportive, et l’amélioration du bien-être général.